La notion d’information est de plus en plus utilisée en médecine. Pourquoi avons-nous besoin d’avoir recours à un tel concept ? Permet-il d’expliquer certains phénomènes extraordinaires ?

 

Le Dr Edgar Mitchell, ancien pilote du module lunaire de la mission Apollo 14, est le sixième homme à avoir mis le pied sur la Lune. Alors qu’un jour les médecins lui proposent une intervention chirurgicale pour rectifier une irrégularité sur un rein, il refuse l’opération, préférant se mettre en contact avec un guérisseur. « Pendant un mois nous avons fait des séances une fois par semaine, raconte-t-il. Je suis ensuite retourné faire une échographie et le radiologue qui a fait l’examen m’a dit : « Continuez de faire ce que vous êtes en train de faire, l’irrégularité est en train de disparaître ». 3 mois plus tard, sa complication avait été complètement éliminée. Si cette guérison est déjà étonnante en elle-même, ce qui l’est plus encore c’est que le Dr Mitchell vit en Floride, et le guérisseur, lui, à Vancouver. Opérant à plus de 5 000 kilomètres de lui et travaillant à partir d’une photo, le guérisseur semble avoir agi sur la pathologie du Dr Mitchell qui conclut que malgré la distance, « le mécanisme est toujours le même, il y a un transfert d’information ».

 

En effet, de nombreux experts en science et en médecine mettent actuellement en avant cette notion d’information. Le but de la médecine serait alors, au-delà de l’utilisation de méthodes spécifiques, d’actionner une information essentielle et favorable, qui provoquerait la guérison. Mais comment appréhender ce concept d’information ? Et comment bien s’en servir ?

 

Le corps, un système informationnel


Imaginez qu’un homme se décide à déclarer ses sentiments à la femme de ses rêves. Qu’il lui envoie un mail, un petit mot avec des fleurs, ou qu’il le lui dise de vive voix, le message sera le même. L’information, c’est alors le contenu du message, indépendamment de la forme qui est utilisée pour le véhiculer. Notre organisme fait constamment circuler des informations essentielles à son fonctionnement, traduisant les messages d’un support à l’autre pour qu’ils arrivent à bon port. « Le corps cherche constamment à maintenir la cohérence de ses systèmes. Il cherche à produire des échanges d’information entre ses propres cellules pour qu’elles sachent ce qu’il se passe. L’organisme est un système d’information », explique le Dr Folker Meissner, ancien responsable en médecine militaire, général des forces armées allemandes et expert des médecines informationnelles.

Si notre médecine conventionnelle comprend bien le concept d’information sous sa forme matérielle – elle sait utiliser des substances chimiques ou physiques pour induire un nouveau comportement – elle est toutefois beaucoup moins à l’aise dès qu’il s’agit de parler d’information sous sa forme énergétique. Pourtant, la science le démontre très bien : les différentes formes d’énergie dans le corps formeraient aussi un système informationnel puissant qu’il serait judicieux de prendre en compte. Non seulement nous produisons de l’électricité et du magnétisme à tout moment mais notre biologie ne cesse de s’organiser grâce à ces processus électromagnétiques. « Nous avons constaté que des forces comme les champs électromagnétiques sont bien plus puissantes dans le contrôle de notre biologie que ne l’est la chimie », nous explique le Dr Bruce Lipton, chercheur en biologie et enseignant en médecine. Le Pr Fritz-Albert Popp a même démontré que nos cellules produisent de minuscules particules de lumière : des biophotons. « Les biophotons créent un réseau lumineux, dynamique et cohérent à l’intérieur du corps. Ces biophotons sont sûrement porteurs d’informations nécessaires à la régulation du métabolisme », explique-t-il. Et si quelques outils énergétiques sont adoptés par la médecine conventionnelle, il se pourrait qu’un vaste potentiel ne soit pas pleinement utilisé. « Les médecins apprennent à se servir d’électrocardiogrammes et d’encéphalogrammes, qui sont des outils de diagnostic énergétique puisqu’ils nous renseignent sur le fonctionnement du cœur et du cerveau en nous donnant leurs caractéristiques électriques. Mais s’arrêter là, c’est vraiment rester à la surface de l’aspect énergétique de la médecine, qui est pourtant primordial », explique le Pr Oschman, chercheur en biophysique et spécialiste de l’énergie dans le corps. La médecine de demain sera-t-elle plus énergétique ? Il semblerait en tout cas que notre organisme soit animé par une information circulant sur des supports à la fois physiques et énergétiques, et que l’énergie, plus mobile et plus rapide, soit plus efficace dans le transport de données que la matière physique.

Des transferts inexpliqués


Sur le chemin du retour de la Lune à bord de la navette spatiale Apollo 14, le Dr Edgar Mitchell a participé à l’expérience de communication télépathique menée sur la plus grande distance à ce jour. Depuis l’espace, à des dates et heures précises, il s’est concentré sur des suites de chiffres établies au hasard – chiffres qui correspondaient à chaque symbole des cartes Zenner, fréquemment utilisées pour les tests de parapsychologie. Au même moment, sur terre, 4 observateurs s’appliquaient à deviner ce à quoi pensait l’astronaute. Et si le Dr Mitchell n’a pu effectuer toutes les sessions prévues au départ, les résultats rapportés dans le Journal de parapsychologie en juin 1971 sont concluants. « Il s’agissait d’une très bonne expérience de laboratoire, qui démontrait que la distance ne fait pas de différence en matière de connexion non locale », raconte le Dr Mitchell. Au retour de ce voyage, il fondera L’Institut des sciences noétiques – un centre de recherche sur la nature de la conscience.

Est-ce que la pensée du Dr Mitchell a déclenché une forme d’énergie, qui s’est propagée à travers l’espace sur des centaines de milliers de kilomètres, vers 4 personnes sur terre ? Ce cas, ainsi que beaucoup d’autres, semble plutôt indiquer que des informations pourraient parfois être transmises de façon directe et sans support physique ou énergétique connu. Car le fait est qu’aucune connaissance scientifique n’explique ces transferts de données. Et c’est sans parler des cas de prémonition, où des événements futurs seraient pressentis dans le présent.

Ainsi, bien que nous ne comprenions pas comment cela est possible, il semble que l’information sache parfois faire fi de tout ce qui fait notre monde : l’espace, le temps, la matière, l’énergie… C’est pour cela que les experts à la pointe de la science et de la médecine insistent sur cette notion : si la matière et l’énergie restent majoritairement les supports privilégiés des messages échangés dans notre monde, l’information serait parfois libre de toute contrainte.

L’information structure la réalité


« Ce que la science nous révèle, c’est que des informations invisibles forment le visible », explique le Dr Lipton. De fait, c’est l’information qui donne le signal de quoi faire, comment, quand et où agir. Elle contient le message qui donne la forme : information. Elle serait alors comme un squelette de notre réalité. Et les notions de champs informationnels sont de plus en plus mises en avant par de nombreux chercheurs. Le Dr Rupert Sheldrake, un chercheur en biologie, nous décrit par exemple ce qu’il appelle les champs morphogénétiques. « Les champs morphogénétiques sont des champs de formes : des champs invisibles qui ordonnent les formes, qui organisent la matière. » Albert Einstein l’avait bien dit : « Le champ est l’agent qui gouverne la particule. » Le comportement de la matière serait ainsi dicté par des forces invisibles. Notre physiologie serait pilotée par des champs porteurs de données préexistantes. L’information impacterait en premier lieu notre structure énergétique, plus réceptive et malléable, atteignant par la suite notre corps physique, plus dense et plus lent. Le schéma dominant serait : information – énergie – matière.

Mais alors, si une information invisible dirige la matière, ne serait-il pas plus efficace d’agir directement dessus quand quelque chose ne va pas ? « D’une certaine manière, nous pourrions dire que la maladie est le résultat d’une information brouillée, et donc si nous pouvons encourager l’information appropriée, nous pouvons corriger ce brouillage », explique Lynne McTaggart, une journaliste scientifique américaine spécialisée dans l’étude de la conscience humaine. C’est ce que feraient de nombreuses approches énergétiques en agissant sur le support privilégié de l’information : les champs d’énergie. Que ce soit par des passes énergétiques, le recours à des substances chargées énergétiquement, ou l’utilisation de moyens électromagnétiques, ces méthodes agiraient plus près de la source du problème, sur l’influence énergétique antérieure au symptôme physique. Y aurait-il aussi moyen d’agir directement sur le niveau informationnel ?

Libérer les pouvoirs de la conscience


Marilyn Schlitz, présidente émérite de L’Institut des sciences noétiques, a conduit avec le chercheur en parapsychologie Dean Radin, une étude pour laquelle des couples ont appris à développer une intention de compassion. Les expérimentateurs ont ensuite séparé les deux personnes. La première a été placée dans une pièce complètement étanche sur le plan électromagnétique, la deuxième dans une autre pièce d’où elle pouvait regarder la première sur un écran de télévision. à certains moments, choisis de manière aléatoire, il a été demandé à la personne devant l’écran d’envoyer des intentions de compassion à la première personne. « Ce que nous avons trouvé, c’est qu’il y avait des corrélations très importantes entre l’activité physiologique de la première personne et celle de la deuxième », raconte Marilyn Schlitz. Une intention, au-delà du blindage électromagnétique, semble avoir fait son effet. Sans support physique ou énergétique connu, une information serait passée, affectant la personne cible.

 

Diriger sa psyché serait-il alors un moyen d’agir au niveau informationnel ? Une attention particulière, des souhaits, des voeux, des prières semblent en tout cas pouvoir influencer la physiologie d’autrui. « Lors d’une série remarquable d’expériences, de nombreux scientifiques démontrèrent que le fait d’avoir certaines pensées dirigées pouvait entraîner un effet sur des objets inanimés et sur presque toute sorte d’êtres vivants, depuis les organismes unicellulaires jusqu’aux humains », explique Lynne McTaggart. Et c’est ce que font quotidiennement les médecins, soignants et thérapeutes. Ils orientent une attention sur leurs patients, les observent pour faire des diagnostics, appliquent intentionnellement des soins, en souhaitant leur rétablissement. La disposition du praticien et sa capacité à entrer en contact avec son patient aurait alors une influence non négligeable. « Les recherches montrent qu’un médecin peut améliorer le taux de survie de ses patients en ne formulant jamais de diagnostic sous un angle négatif », raconte Lynne McTaggart. Nous voyons alors apparaître l’ébauche d’une médecine globale, sachant utiliser des moyens physiques, des procédés énergétiques, et des intentions psychiques, au service d’un rééquilibrage de l’information qui a généré la pathologie chez le patient. « La physique moderne comprend maintenant que ce qui est primordial n’est pas la matière mais l’esprit, qu’elle définit comme un champ énergétique intelligent », explique le Dr Dietmar Cimbal, un chercheur en biophysique allemand. Parler d’information n’est-il pas finalement une façon scientifique de parler de conscience ? « Nos pensées, nos sentiments, notre conscience, sont les forces qui influencent au final notre biologie, poursuit le Dr Lipton. Si nous interrogeons les personnes qui ont vécu des cas de guérison spontanée, dans lesquelles la maladie a disparu soudainement et totalement à la grande surprise des médecins, elles rapportent toutes avoir vécu de profondes prises de conscience, qui se traduisent par des modifications dans leur système de croyances. Ce que nous pouvons comprendre c’est que les miracles résultent de notre capacité à libérer les vrais pouvoirs de notre conscience. »

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